Comme pour un grand vin, la dégustation d’un chocolat est
"multi-sensorielle" : Ouvrez l’oeil : distinguez le banal de
l’exceptionnel ! Sa couleur ne trompe pas ! Parfaitement uni, brillant, dense et
lisse... un Grand Chocolat doit être acajou foncé mais jamais noir. Un chocolat
au lait est ocre blond, avec une touche plus brune s’il est très riche en cacao.
Humez-le : son parfum chatouille délicieusement le nez et
excite les papilles.
Cassez-le : sa brisure est nette, son parfum
s’intensifie.
Croquez-le : d’un bruit sec, il craque et se brise.
Croquez encore : voyez comme sa texture est fine, moelleuse
sans être grasse, légère... et comme il fond doucement sans empâter.
Appréciez son bouquet et sa longueur en bouche : Percevez-vous
les notes subtiles et riches des fèves Criollos d’Amérique du Sud, celles plus
corsées des fèves Trinitarios des Caraïbes qui persistent délicieusement sous le
palais... ???
Identifiez vous la combinaison subtile
des notes amères et des notes sucrées ? Une amertume sans âcreté avec une
acidité tout juste perceptible, servie par une saveur sucrée dont le rôle exact
est de rendre l'amertume plus fine et plus nuancée.
Afin de découvrir les finesses de chaque chocolat, dégustez-les de
préférence du plus doux au plus amer.
En chocolaterie, la qualité dépend principalement de celle des
matières premières employées.
En ce qui concerne le
cacao, l'origine des fèves a une très grande importance et pour les autres
ingrédients, comme les amandes et les noisettes, leur provenance joue un rôle
essentiel.